Françoise Grossetête au Salon de l’agriculture
[15 mars 2012]
Françoise Grossetête, députée européenne et conseillère régionale de la Région Rhône-Alpes, se rendra au Salon international de l’agriculture, le 1er mars, afin d’échanger avec les producteurs de sa circonscription.
L’élue a déclaré que l’agriculture était une nouvelle fois la grande absente du programme de M. Hollande qui ne leur ouvre aucune perspective d’avenir et qui se situe à la remorque de la majorité :
« N’en déplaise au candidat socialiste, je souhaite lui rappeler que nous ne l’avons pas attendu pour refuser que l’agriculture et la pêche ne constituent la variable d’ajustement des négociations commerciales internationales ; nous ne l’avons pas attendu pour exiger que le principe de réciprocité soit au cœur de la politique commerciale de l’Union européenne ; nous ne l’avons pas attendu pour faire du respect des normes sanitaires et environnementales que nous imposons à nos producteurs un pré-requis à l’ouverture de notre marché.
Pour ne prendre que deux exemples, c’est notre Gouvernement qui a su convaincre nos partenaires de la nécessité de sanctuariser le budget de la PAC, alors qu’il y a quelques années encore certains souhaitaient le voir diminuer de 30%. C’est ce gouvernement qui a créé les conditions d’un renforcement du pouvoir de négociation de nos producteurs en facilitant leur regroupement (LMAP, « paquet lait ») ou en accompagnant la mise en place d’accord volontaire de renégociation des prix en cas de volatilité excessive des cours agricoles.
Le sondage de 40% favorable à Nicolas Sarkozy dans le monde paysan (contre 17 % à Marine Le Pen, 16 % à François Bayrou et 14 % à François Hollande) donne une indication intéressante. L’agriculture est l’un des secteurs qui souffrent le plus cruellement de la mondialisation, mais aussi celui qui a le plus besoin de l’Europe (la PAC reste la seule vraie politique fédérale au niveau européen) et qui en même temps produit de l’excédent commercial grâce aux exportations de produits agricoles. S’il reste le candidat préféré des paysans, c’est peut-être que beaucoup d’entre eux jugent que son volontarisme les a protégés. »
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